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Championnats du Monde, les premières médailles

sept.. 2016 - Championnat du Monde   

Les championnats du Monde se poursuivent !

Guillaume Dubois, Alexandra Petitjean et David Huet, l’équipe de Voile Contact à 2 France 2, lors du cinquième saut.

 

Zoom sur le Voile Contact Séquence à 2 – Equipe A

Pour préparer ces championnats du monde, Charline DELAY (Capitaine), Cindy COLLOT et Kevin TECHER (vidéoman) ont enchaîné plus de 400 sauts durant vacances et weekend pour atteindre un tel niveau de performance.

Leurs nouvelles voiles, XA Performance Design, des tri-cellulaires à caissons, plus rapides, ont complètement changé la donne, les contraignant à trouver de nouveaux automatismes. Mais, après une étape de rodage, Cindy et Charline ont énormément gagné en vitesse. Cinq ans de travail en commun les ont amenées à une parfaite connaissance commune et ces voiles, qui demandent une grande finesse dans leur maniement, leur permettent de faire exploser leur agressivité et leur esprit de compétition ; reflet de leurs entraînements qui ont toujours privilégié la technique et la rapidité plus que la force.

Venue chercher l’or, cette équipe a tenu à mettre la barre très haut sur le premier saut, d’abord pour se prouver sa capacité et témoigner de sa maîtrise dans la discipline mais, aussi, dans le plus grand respect sportif. Avec 13 pays et 17 équipes (dont 2 pour la France) engagés en Voile Contact à 2, les compétitrices pensaient que les scores seraient plus tendus. De nombreux autres pays, comme la Russie ou le Qatar, ont en effet intégré ce nouveau matériel. Mais les points acquis ainsi par les autres compétiteurs n’ont pas été suffisants face à l’écart creusé dès la première manche.

Deux à trois points de plus en saut de haut, des sauts à 25, 34 et 41, bien qu’incluant des fautes, sont largement supérieurs à ce qu’elles avaient réalisé, en décembre 2015, à Dubaï, lors des WAG. Force est donc de constater qu’une sensibilité féminine, dans cette discipline, a un impact réel. La France, toujours en recherche d’innovation et de progression, est d’ailleurs le seul pays à avoir intégré une équipe féminine et une équipe mixte en compétition internationale. Et ces deux équipes devraient logiquement, toutes deux, monter sur les plus hautes marches du podium.

Pour Charline, la capitaine, leur préparation, exclusivement tournée autour des sauts, exclut toute utilisation de la force mais privilégie la technique, la cohésion, la synchronisation et s’appuie sur une équipe très soudée. En ne perdant jamais ses moyens, Cindy apporte une belle complémentarité que Kevin sait parfaitement valoriser au travers de ses vidéos.

Ne bénéficiant d’aucune CIP, c’est grâce à une activité professionnelle ramenée à 90 % pour Cindy et au soutien du Professeur Chakfé du service de chirurgie vasculaire de Strasbourg où Charline effectue son année de recherche, que l’équipe a pu se concentrer pleinement sur son objectif unique de gagner ce championnat.

Malgré tout, c’est le plaisir qui est le lien unissant ce collectif, ainsi que la satisfaction d’avoir marqué cette discipline en tant que féminines. Fières du parcours réalisé, de tous les challenges vécus et gagnés, d’avoir été détectées, reconnues et d’avoir acquis la confiance du Directeur Technique National, Jean-Michel Poulet, et de la Fédération Française de Parachutisme, c’est un message positif aux futures générations de compétiteurs et de compétitrices qu’elles veulent adresser en gagnant avec brio et de manière forte ce mondial 2016. Puis continuer, en France, sur les circuits nationaux et participer à la formation de jeunes pratiquants.

Même si aucun tirage, assez lent, n’a pas permis, à Skydive Chicago, de battre de record du monde, l’équipe A de Voile Contact à 2 va continuer à tout donner sur les deux derniers sauts pour un final de haut niveau.

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La délégation française, en particulier le VRV et le Free Style accompagne jusqu’au pied de l’avion l’équipe de Vol Relatif à 4 féminin qui embarque pour son avant-dernier saut avec 2 petits points de retard sur les USA.

ZOOM SUR LE VOL RELATIF VERTICAL

Malgré un timing très serré de par la complexité de combinaison de tous les plannings, professionnels et familiaux, et une mauvaise météo, l’équipe de VRV avait tenu son objectif de 380 sauts d’entraînement en 2016. C’est une montée en puissance faite de paliers marqués qui a ainsi pu être orchestrée pour Mickaël MELO, Gregory MAGAL, Edouard HENRY, Emmanuelle DRONEAU, Nicolas CAMPISTRON (Vidéoman) et Raphaël Coudray (remplaçant).

Les WAG, à Dubaï, en décembre 2015, ont été la première marche pour cette jeune équipe qui n’avait alors pas encore effectué de sauts en commun. Ensuite, en mars, le premier véritable entraînement, toujours à Dubaï, a été tronqué de moitié en raison de soucis médicaux. Mais il a été fondateur en permettant de calibrer le niveau, élevé, à atteindre en vue de ce mondial 2016. C’est donc un podium qui était clairement attendu même si une année supplémentaire de travail aurait pu laisser espérer une première place. Néanmoins, c’est une moyenne de 4 points supplémentaires qui a été atteinte au bout de neuf mois de travail. Une vraie belle naissance !

Le deuxième palier a clairement été passé à Empuria Brava avec 10 minutes en soufflerie, très tôt les matins, avec les parachutes, afin d’avoir les mêmes sensations qu’en vol, suivies de sauts en journée. Ce stage a été physiquement très dur, la soufflerie avec l’équipement obligeant beaucoup plus à lutter. Comme dans tout sport, une bonne hygiène individuelle de vie, tout au long de l’année, est obligatoire pour atteindre un haut niveau de compétition, au risque de pénaliser tout le groupe. La difficulté inhérente à la vie en communauté de tout collectif est tout aussi prégnante. C’est parce qu’ils se sont sentis bien ensemble, dès le début, que Mickaël, Gregory, Edouard, Emmanuelle et Nicolas se sont lancés dans l’aventure, rejoints par Raphaël, leur illustre aîné et remplaçant. Cette cohésion a été leur force, sur cette compétition.

Le Centre école de Pamiers fut leur troisième palier avec un avant-dernier stage au cours duquel leur entraîneur, Philippe Schorno, leur a fait réaliser un entraînement spécifique avec un déroulement bloc après bloc. Le manque de confiance qu’ils ressentaient encore lors des sauts a pu alors s’éliminer en constatant la progression qui était acquise. Philippe a d’ailleurs déposé entre leurs mains, tel un leitmotiv, qu’il leur fallait arrêter de se donner le droit à l’erreur. Aucun d’entre eux n’était mauvais et il était alors impératif qu’ils en prennent conscience pour que chaque figure et chaque saut devienne parfait. En partant des 4P (Propre – Précis – Pas de pression – Plaisir), ils ont donc imaginé un haka qu’ils ont ensuite effectué à chaque saut.

Le Vol Relatif Vertical France était donc arrivé à Chicago avec pour objectif d’atteindre la moyenne qui était la leur durant les entraînements. Et ils ont fait 18,50 points. Les canadiens, leurs principaux concurrents, terminent avec 18,88 après une belle progression. Quant aux USA, en se concentrant sur le VRV, ils ont saisi l’opportunité de remporter le glaive. Même si l’équipe française est satisfaite en montant sur la troisième marche du podium, elle sait ne pas être passée loin de la médaille d’argent, essentiellement sur le saut 7. Ce fut une compétition de très haut niveau et le collectif France n’a pas à rougir car ce n’est pas une erreur de saut qui lui donne le bronze mais, bien, la qualité de ses rivaux.

Au dernier saut, la capitaine et ses co-équipiers étaient tous très émus. Pour tous, c’était la fin d’une magnifique aventure humaine. Même si, « en VRV, ça ne sert à rien de parler de soi tellement on dépend des autres », on peut quand même dire qu’Emmanuelle part pour un tour du monde, Nicolas va reprendre son quotidien de prof d’EPS, d’autres vont renouer avec de nouveaux projets avec ou sans compétition. Mais, tous ont à cœur de remercier leurs clubs d’origine, les centres qui les ont aidés durant leurs stages, la Fédération Française de Parachutisme et, plus particulièrement, leur entraîneur, Philippe Schorno, qui a toujours su trouver le mot juste pour les redynamiser, leurs partenaires, sans lesquels ils auraient été contraints à encore plus de sacrifices….et leur remplaçant « de luxe », Raphaël Coudray !

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Michel Guiavarch, médecin fédéral présent sur ce championnat du monde, est venu soutenir à l’embarquement l’équipe de Voile Contact à 4 Rotation. Emmanuel BOUCHARD (Capitaine), Frédéric TRUFFAUT, Benoit ROTTY, Adrien MERLEN et David HUET (Vidéoman) ont réalisé, jusqu’à présent, 23 points à chacun de leurs sauts.

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Les deux dernières épées viennent de rejoindre les autres trophées.

Freestyle, équipe de France 2 : Loïc PERROUIN, Pierre RABUEL (Vidéoman)

Quatrième saut de Loic Perrouin et Pierre Rabuel

Le VR8 vient de recevoir la médaille d’argent.

Russie, France et USA sur le podium

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Médaille d’argent au cou pour l’équipe de VR4 Féminin.

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Angleterre, France et USA autour des glaives.

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Médaille d’or et médaille d’argent pour la France.

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Loic Perrouin et Pierre Rabuel sur le sixième saut en Free Style.

Le 7e saut du Phénix. L’équipe de Free Style France 2.

 



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