Fédération Française de Parachutisme » Compte rendu de la compétition test en VR4 format olympique. #flyin2024

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Compte rendu de la compétition test en VR4 format olympique. #flyin2024

08 févr. 2019 - Informations   

Après avoir déposé sa candidature auprès du Comité d’Organisation des Jeux Olympiques, pour proposer l’intégration du vol en soufflerie au programme des épreuves additionnelles des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, la FFP organisait le jeudi 29 novembre 2018 à iFLY Paris à la Villette, une compétition de Vol Relatif à 4, sur un format qui pourrait être celui présent aux Jeux Olympiques et Paralympiques.#Flyin2024

VIDEO DE LA JOURNEE TEST ICI

David ROTH, Président de la FFP, a évoqué les ambitions fédérales et les modalités de cette candidature, accompagné de Jean-Michel POULET, Directeur Technique National, Marie-Claude Feydeau, Vice-présidente de la FFP, Manu ARS, responsable iFLY France, Laurent HAUMONT, Directeur Adjoint de SAAM – Verspieren Group, partenaire assureur de la FFP, Wayne LOXTON, Directeur de l’association International Bodyflight Association, Bruno MAQUART, Président d’Universcience, François QUERE, Directeur du développement des publics et de la communication de la Cité des Sciences et de l’industrie, Jean-Luc CHARRON, Président de la Fédération Française Aéronautique et Délégué Général du CNFAS – Conseil National des Fédérations Aéronautiques, Gillian RAYNER, Présidente de la Commission Internationale Parachutiste au sein de la FAI et Catherine THEVES, inspectrice de la jeunesse et des sports de classe exceptionnelle.

La FFP, en accord avec la Commission Internationale Parachutiste, souhaite travailler sur trois disciplines qui pourraient intégrer les disciplines additionnelles, le Vol Relatif, le Dynamic et le FreeStyle. Le premier test s’est donc tenu, le 29 novembre 2018, le prochain aura lieu le vendredi 1er mars 2019 à iFLY Lyon pour les Disciplines artistiques. L’objectif est de trouver un format de compétition qui soit compréhensible pour le grand public et visible, tout en alliant performance sportive et aspects spectaculaires. Le format de compétition en Vol Relatif testé à iFLY Paris est unique puisque imaginé de toute pièce par la FFP.

Le format de compétition imaginé et testé par la FFP

L’objectif étant de rendre les épreuves de Vol Relatif plus compréhensibles pour le public, plus médiatiques, plus ludiques pour les compétiteurs et plus rapides à juger, la méthode a été simplifiée. Les six meilleures équipes françaises de Vol Relatif ont été sélectionnées pour participer à cette journée, dont une équipe junior et des équipes mixtes hommes et femmes.

L’épreuve de Vol Relatif à 4 en format olympique

Les compétiteurs présents ont pu effectuer 1 heure d’entraînement, sur ce nouveau format, le matin de la compétition. Ce temps a permis aux juges et au staff technique de se roder en situation, de gommer quelques imperfections ou encore de lever les doutes sur le système de jugement et le jugement en direct. Les compétiteurs ont pu tester une nouvelle manière d’entrer dans la veine avec un nouveau système de calcul du temps. Ce temps est calculé au centième et déclenché par le compétiteur désigné, qui en entrant dans la veine, coupe un faisceau en entrée de porte. Les autres membres de l’équipe sont en attente dans la veine dans la position de leur choix. L’arrêt du temps est réalisé par le passage du compétiteur désigné, le même qu’en entrée, devant le capteur. Les trois autres attendent dans la veine jusqu’à la validation du temps de la manche. Les compétiteurs devaient effectuer 3 cycles de 5 ou 6 formations du programme FAI en un minimum de temps, avec une durée de vol de 50 secondes maximum.
Une compétition-type pourra comporter 10 manches, seules 8 manches ont été réalisées lors du test. les manches 1 et 3 sont effectuées sur un programme imposé, les manches 2 et 4 sont tirées au sort. Les scores sont remis à zero après les manches de qualification. Les têtes de séries sont crées à l’issue des 4 manches. Puis 6 manches de match : le meilleur temps de la qualification et du match précédent définit l’ordre de passage. Chaque match se déroule sur deux manches au cumul des deux temps. Le temps le plus faible l’emporte. Chaque manche des matchs est tirée au sort dans le pool du programme FAI. Des formations incomplètes entrainent des pénalités sous forme de temps ajouté : 1 faute = + 1’’, 1 Omission = + 3’’.
Une fois le draw effectué, la compétition a pu débuter, à 13H30. Les deux premières manches de qualification se déroulent sans aucun problème, si ce n’est une erreur de briefing de l’équipe favorite de ce tournoi. L’équipe France Weembi exécute le vol de la seconde manche des qualifications en lieu et place du vol numéro 1. Cela donne l’occasion aux juges d’appliquer le règlement et l’équipe se voit créditer du temps maximum de 50 secondes pour la manche.

Jugement 

La qualité des figures était jugée en temps réel par deux juges, positionnés en hauteur, leur permettant une vue plongeante sur l’équipe. Chaque faute étant relevée par chaque juge à l’aide d’une télécommande, déclenchant une lumière rouge dans la veine, permettant ainsi aux compétiteurs et au public de constater l’erreur. Un délai d’une minute maximum après la fin de la manche était prévu pour ajuster et  promulger le résultat. En cas de non-éxécution de la séquence, le temps maximum de 50 secondes est appliqué. Aucune réclamation des équipes sur le jugement n’est autorisé.

Classement des équipes

Le classement s’effectue après l’addition des manches. L’équipe 1 est celle qui a le temps le plus court et ainsi de suite. Après les phases de qualification et  de match, le vainqueur est désigné apres l’exécution des deux manches au cumul des deux temps. Le temps le plus court l’emporte.

Le tournoi se voulait convivial et le tableau des matchs avec 6 équipes était différent du règlement originel. Ce tournoi permettait de prétendre à la 3ème place jusqu’à la dernière bataille pour les 4 équipes qui n’étaient pas qualifiées pour la victoire finale. Les 6 manches de battle offraient de belles bagarres et du suspense à chaque match. Finalement l’équipe France Weembi et l’équipe France junior Aérokart allaient se rencontrer pour la première et deuxième place. C’est Weembi qui imposait son vol mais les jeunes ont prouvé que le futur leur appartient.

Cette compétition s’est déroulée dans un excellent état d’esprit et ce format a convaincu sportifs et organisateurs. Le jugement n’a posé aucun problème particulier et les incertitudes ou litiges avec les compétiteurs sont restés mineurs. Le déroulement des matchs est rapide, ludique et très interactif avec le public.

En premier bilan de cette journée, certains points seront tout de même à améliorer, notamment l’affichage de temps avec un système de temps cumulé et en cours et un tableau des résultats plus explicite pour le public. L’intervention d’un commentateur aurait permis de faire vibrer les spectateurs présents avec des  commentaires en direct des sportifs avant et après les matchs.

Le système de jugement doit lui aussi, être revu. La faute peut passer de 1 à 1,5 secondes, l’omission à 5 secondes. La non-exécution de la séquence de vols prévue, pourrait valoir le temps maximum, majoré de 15 secondes, soit 50 + 15 = 65 secondes.

Pour les compétiteurs, le jugement en direct a été très apprécié, ainsi que la faute à 1 seconde et les entrées et sorties comme en dynamic. Un premier briefing à chaud, a permis d’évoquer la possibilité de réaliser 6 figures pour 18 points, ce qui permettrait d’améliorer la compréhension du public, d’ajouter des blocks en superposition pour un effet plus spectaculaire, de faire des vols plus longs de 7 ou 8 formations par cycle. D’ajouter un troisième juge dédié au revisionnage vidéo, en cas de demande des deux autres juges. A aussi émergé l’idée d’avoir une compétition composée exclusivement d’imposés sur les 10 manches. Cette journée a permis aussi de se rendre compte de l’envie du public à assister à l’échauffement des équipes, ainsi qu’à leur préparation des vols. C’est donc un aspect à réfléchir, tout comme le besoin d’avoir davantage de leds rouges afin d’améliorer la visibilité des fautes en live. L’affichage des formations, sous forme de vidéo virtuelle, des séquences à exécuter, est aussi une évolution qui serait intéressante.

A la suite de cette journée consacrée au Vol Relatif, un débriefing sera fait avec tous les acteurs présents, les juges, le Directeur Technique National, Jean-Michel Poulet, le président de la fédération David Roth, et surtout avec le retour d’expérience des athlètes.

Désormais, la FFP, doit attendre que le CIO revienne à elle pour lui faire savoir si oui ou non le vol en soufflerie l’intéresse. En attendant, la Fédération, son Comité Directeur et la Direction Technique Nationale, restent mobilisés, et beaucoup de travail reste à effectuer. Le Vol en soufflerie est de plus en plus populaire, la France est la meilleure nation Parachutiste, et c’est désormais à notre tour, au monde parachutiste, d’essayer d’entrer dans la lumière olympique.