Fédération Française de Parachutisme » Who’s who Jean Coupé

FFP #Flyin2024
Projet Olympique

62 rue de Fecamp, 75012 Paris
Tel 01 53 46 68 68 - Fax 01 53 46 68 70
ffp@ffp.asso.fr

Who’s who Jean Coupé

12 avril 2019 - Informations    | WhoIsWho   

Jean Coupé – une « légende du parachutisme »

Les « Who’s Who » sont des articles qui vous permettent de découvrir plus en détail certains grands noms du parachutisme. Aujourd’hui, nous avons rencontré un véritable pionnier du parachutisme français, Jean Coupé.

Le parachutisme, une rencontre et un parcours

Jean Coupé est né en mars 1932. Il découvre le parachutisme, en 1952, à l’âge de 20 ans. Depuis il ne l’a jamais quitté. Tout au long de sa vie, il a multiplié les activités en lien avec le parachutisme. Il est même, à l’origine de l’arrivée de l’activité, en 1956 dans la région Midi-Pyrénées. Homme aux milles talents, ce parachutiste passionné a œuvré au profit de la Fédération Française de Parachutisme en tant que président du conseil technique, puis conseiller technique permanent, formateur des moniteurs tandem (il a été le premier moniteur de France) ou encore membre des commissions de sécurité internationales. En 1957 il est même recordman du monde de saut sans inhalateur ! (record battu en 1958). Depuis la fin des années 1950, Jean est expert honoraire auprès de la Cour de Cassation, sur la liste nationale, et auprès de la Cour d’Appel de Toulouse. Dans le cadre de ses expertises, lors de deux accidents mortels, pour démontrer que le matériel n’était pas impliqué, Jean a été amené à sauter avec les parachutes des victimes.

Un travail passionnant

En 1956, Jean est recruté par le Ministère de la Défense en tant qu’ingénieur et parachutiste d’essais au centre aéroporté de Toulouse. Il sera à ce poste pendant 30 ans ! En tant que chargé d’études, il travaillait, avec tout ce qui avait un lien avec l’utilisation des parachutes ou des techniques de parachutages. Cette mission l’a aussi amené à devenir conseiller technique auprès du Centre national d’études spatiales, pour lequel il a conçu la chaîne parachute qui a permis la récupération de deux singes lancés en apesanteur, à partir de la based’Hammaguir en Algérie. Les études de matériel qu’il a effectuées dans le cadre professionnel, et la certification de celles-ci, au profit des sportifs, ont eu un impact sur la fédération et sur l’utilisation des parachutes.

Moniteur n°1 en France

Au début des années 80, la pratique du tandem était interdite. Seuls, les allemands le pratiquaient à Strasbourg. Le président de la fédération de l’époque, lui avait alors demandé, au titre de président du conseil technique, de réaliser une évaluation de cette activité. Le compte rendu de cette étude a permis au président, de libérer cette activité, dans le domaine sportif, à partir de 1987. Dès lors, Jean Coupé a assuré de façon continu la formation, et l’encadrement des stages fédéraux de qualification de moniteur tandem. Pour des questions de règlement fédéral, il ne pratique plus ce type de saut désormais ; toutefois, il aimerait, un jour, réaliser un dernier saut en tandem ! Constamment engagé dans le parachutisme, il n’a jamais cessé ses activités d’encadrement, puisqu’il a aussi été dirigeant du centre de Cahors.

 

Une implication reconnue

Son travail en tant que président du conseil technique et ses écrits sur la gestion du parachutisme, lui auront permis d’obtenir la « Médaille d’or de la jeunesse et des sports ». Il est également « membre  d’honneur » de la FFP sur l’aspect sécurité de l’activité, et membre du groupe des « sages du parachutisme », constitué de quatre parachutistes expérimentés.

Son avis sur le développement des souffleries : « Cela représente pour moi un grand retour en arrière, puisque j’avais été envoyé dans les années 1980 pour expérimenter des souffleries aux États-Unis. Il y avait une soufflerie militaire à Dayton, qui servait à former à la chute libre, et à Las Vegas, dans une soufflerie ludique. A l’époque, je devais faire un rapport pour l’armée, qui était intéressée à faire implanter des souffleries en France. Il a fallu attendre plusieurs années, avant de voir, en France, l’émergence de ce dispositif, devenu aujourd’hui un outil de formation très performant, qui peut nous ouvrir la porte des Jeux Olympiques ! »

Toujours en activité !

Jean qui a plus de 7000 sauts à son actif, continue a 87 ans à sauter en wingsuit régulièrement, notamment au Centre de Pamiers qui est le club de parachutisme le plus proche de chez lui, et donc il apprécie le côté convivial. Cet exploit lui vaut parfois l’admiration des plus jeunes, mais comme il le rappelle : « ceci n’est pas le fruit du hasard ! » en effet, Jean pratique 45 minutes de sport tous les jours, du footing, des haltères, du rameur et du vélo, tout cela accompagné par une alimentation saine.

Aujourd’hui, comme il aime le dire à ses enfants, il a passé sa vie à travailler dans un domaine qui le passionnait, aussi bien l’étude que la pratique du saut lui-même. Cet amoureux inconditionnel du parachutisme vit le passage de la porte d’un avion comme la sortie de sa maison. En revanche, une fois dans les airs, le fait de glisser en chute libre, notamment en wingsuit, est une sensation extraordinaire lui offrant une vue incroyable dont il ne peut se passer.



À lire également

derniers articles