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Jour 1 : Championnat de France vol en soufflerie à Lyon

08 mars 2019 - Championnat de France    | Informations   

10h : La compétition s’installe à iFLY Lyon,

début des épreuves à 14 heures, avec le VR4, puis vers 15h00 les disciplines artistiques.

Les speed check sont encore en cours à iFLY Lyon.

 

11h30 : [ZOOM SUR : l’équipe de France Junior de VR4 – vol en soufflerie « France Aérokart Junior »]

Eliot Massier, Oscar Massier, Cameron Malie et Tom Mattoni forment un jeune quatuor qui ne cesse de monter en puissance. S’ils ne faisaient pas au départ partie de la même équipe, ils ont tous commencé le vol en soufflerie en 2012, et c’est en 2014 que l’équipe s’est rassemblée et soudée.

Depuis le début de leur jeune parcours, l’équipe vole à Aérokart, à Paris. Ils affectionnent tout particulièrement cette soufflerie, qui a vu leurs premiers essais jusqu’à leurs vols les plus techniques.

Leur fierté ? Pour la première fois en 2016 lors de la coupe du monde à Varsovie, un titre junior pouvait être décerné, ils ont donc participé à cette compétition et sont arrivé quatrième sur huit équipes. Ils avaient également participé à la toute première coupe du monde, à Austin, dans la catégorie adultes, la distinction junior n’existant pas encore.

Mais leur réelle fierté est d’avoir représenté la France lors des championnats du monde à Montréal en 2017. Pour eux « c’était assez impressionnant » car c’était leur « premier vrai championnat du monde », et ils ont ressenti une « forte ambiance de compétition ». Le challenge était de taille, et ils partaient peu confiants, avec des entraînements qui n’étaient pas à la hauteur de leurs objectifs. Mais ils ont très vite inversé la tendance, car dès la première manche, ils battent, avec 34 points, leur propre record du monde qui était de 27, obtenu à Varsovie, en 2016.

« L’obtention de ce titre de champion du monde junior a changé le regard des gens, nous nous sentions réellement reconnus. Une fierté, mais également une pression supplémentaire, car le challenge est toujours plus haut, d’autant plus que nous sommes la seule équipe junior française. »

Ces quatre fils de parachutistes qui ont baigné très tôt dans le milieu, reconnaissent leur chance et leur privilège :« nous sommes chanceux d’avoir commencé à voler très jeunes, et nous savons que si d’autres adultes sont extrêmement bien entraînés, ils ont commencé plus tard ».

« Nous n’oublions pas de nous amuser, après tout, on est toujours des enfants » rappelle Cameron, à juste titre. Car même si leur montée en puissance est tout à fait remarquable, ils n’ont qu’entre 14 et 17 ans. Ils ajoutent :« Si nous en sommes là aujourd’hui, c’est grâce à notre coach Marin Ferret, à nos parents, bien sûr, nos premiers soutiens. Mais également à la Fédération Française de Parachutisme, qui nous a accompagné jusqu’au sommet, et qui va d’ailleurs nous aider dans notre préparation du championnat du monde en avril 2019 à Lille, en nous permettant d’effectuer des stages à la soufflerie Weembi. »

Ce championnat du monde est encore un nouveau challenge pour nos quatre jeunes compétiteurs, d’autant plus que l’équipe part favorite !

 

13h30 : Les speed check sont désormais terminés!

Philippe Schorno, entraineur des équipes de France de Disciplines Artistique en soufflerie et représentant de la Direction Technique Nationale et Thierry Courtin, chef juge de la compétition, ont présenté le brief d’avant compétition et procédé au tirage au sort pour le VR4.

 

Les juges du VR4 présents sur la compétition : Thierry Courtin, chef juge, Gillian Rayner, Susan Dixon, Pascale Dumarcet, Michèle Bernard, Amadou Leye, Catherine Chalandon, et une juge qui nous vient d’Australie !

Les juges qui vont apprécier la performance en Freestyle : Bernard Garsault, Thi Bich Ha et Christiane Garsault.

15h30 : [ZOOM SUR : l’équipe de France des « Ninjas Windoor » en Dynamic 2 way]

Un duo plein de bonne humeur, qui est aussi différent que complémentaire.
10 ans séparent pourtant Matéo Limnaios, 15 ans, d’Eliot Pothet, 25 ans.

Une différence d’âge qui loin d’être un frein, est génératrice de bonne entente. Matéo participe à des compétitions depuis l’âge de 10 ans, et a concouru à la toute première coupe du monde de 2014 à Austin, en freestyle solo. Eliot quant à lui, est plus jeune dans la compétition, il a commencé la soufflerie il y a deux ans. Il avait tout d’abord approché le milieu parachutiste, pour se tourner par la suite vers la soufflerie.

« Matéo, malgré son jeune âge, a souvent le rôle d’un grand frère pour moi. Il est la rigueur, la technique, tandis que j’apporte le côté créatif au duo. Son pragmatisme me permet de déstresser dans certaines situations, et de mon côté, j’apporte le côté challenge, pour que l’on tente de repousser nos limites toujours plus loin », souligne Eliot.

Cette belle complémentarité, Eliot et Matéo la préservent, car ils la considèrent  indispensable à leur progression « et cela fait maintenant presque un an, que nous avons débuté notre entraînement en mars 2018 ». L’idée de former cette équipe leur est venue durant la compétition du Clash of Lyons. Depuis, ce sont près de 50 heures de vol que le duo compte à son actif, dont une partie réalisée à Windoor, à Empuriabrava, en Espagne, où Eliot travaille d’ailleurs en tant qu’instructeur.

Les « Ninjas Windoor » évoquent également un palmarès significatif :

Champions de France 2018 en Dynamic 2 way à Weembi-Lille
Médaille de bronze en Dynamic 2 way au Championnat d’Europe 2018
Médaille d’or en Dynamic 4 way au Championnat d’Europe 2018
Médaille de bronze en Dynamic 2 way à la coupe du monde en 2018 au Bahreïn
Médaille d’argent en Dynamic 2 way, et médaille d’or en Dynamic 4 way en janvier 2019 aux Windgames à Empuria brava, en Espagne.  

Mais Matéo et Eliot ne souhaitent pas s’arrêter là, et visent désormais la plus haute marche du podium lors du prochain championnat du monde à Lille, en avril prochain,  en Dynamic 2 way et Dynamic 4 way.

« La discipline que nous pratiquons évolue en permanence, il faut constamment réussir à progresser et à se démarquer, et surtout ne pas se reposer sur ses acquis, car les podiums sont glissants et se renouvellent très vite… »

A la question des adjectifs qui les qualifient le mieux, le duo répond presque en cœur : «  Complicité, rigueur, complémentarité, efficacité »

En Dynamic 2 way, Karine Joly et Grégory Crozier, équipe Wax. Crédit photo Ewan Cowie.

Aerodyne Cypres France en Vol Relatif à 4, Alban Rumolo, Kevin Mansion, Damien Gouriou et Aurélien Lemaire. Crédit photo Ewan Cowie.

 Weembi Mais Grave en Vol Relatif à 4, David Ricard, Pamela Lissajoux, Charles Rommel et Gaelle Giesen. Crédit photo Ewan Cowie.

Eaglets of Flystation en Dynamic 2 way,  Adrien Gallot et Veronica Naumchik. Crédit photo Ewan Cowie.

Monaco Indoor Team en Vol Relatif à 4, Stéphane Mattoni, Jean-François Ronzevalle, Franck Vazille et Valentin Vazille. Crédito photo Ewan Cowie.

Les poissons ViveLaChute en Vol Relatif à 4, Sylvain Blonde, Bénédicte Dobrowolski, Laetitia Pivon et Eric Le Magoariec. Crédit photo Ewan Cowie.

Skolem Corbas en Vol Relatif à 4, Guillaume Bouchard, Thierry Deville Duc, Gilles Moiroud et Rodney Stone. Crédit photo Ewan Cowie.

Beair en Vol Relatif à 4, Jean-Baptiste Martin, Aurélie Serniguet, Lydia Martin et Théo Peyronnel. Crédit photo Ewan Cowie.

iFlyLyonMR en Dynamic 2 way, Marc Inarejos et Romain Cazes.

Les quatre compétiteurs en Freestyle, Alexis Digonnet, Matéo Limnaios, Laurie Lubbe et Marc Inarejos.

 18h30 : [ZOOM SUR : Laurie Lubbe, athlète multidisciplinaire et compétitrice en vol en soufflerie]

Tout juste débarquée de Dubaï, où elle a été instructeur pendant deux ans et demi, cette athlète de 22 ans raconte son parcours, aussi international que multidisciplinaire.

Une compétitrice « à l’international »…

Médaillée de bronze en freestyle solo lors des Asiania indoor skydiving championships de 2018, Laurie a commencé la compétition en soufflerie à Dubaï. Elle est d’ailleurs la seule femme des Emirats à faire du FreeStyle.

… doublée d’une athlète autodidacte, née de plusieurs disciplines sportives

Laurie a un passif de sportive : elle a fait dix ans de gymnastique, et autant d’escrime. « La gymnastique m’aide réellement dans le vol en soufflerie. Mes vols en freestyle révèlent d’ailleurs quelques spécificités de ce côté gymnaste par les figures que je fais, ou encore le fait que je porte toujours des chaussons ».

Si aujourd’hui elle ne pratique plus la gymnastique, elle fait du yoga, qui entretient sa souplesse et lui apporte une respiration qui lui manquait lors de ses sauts.

En parallèle, Laurie doit beaucoup de sa montée en puissance à elle-même. Si elle est fille de parachutiste, elle se considère comme autodidacte. Tout ce qu’elle a appris, elle l’a appris seule, en s’inspirant de vidéos, ou encore d’athlètes comme Dale Stuart, (parachutiste des années 1990).

« Apprendre par soi-même, c’est certes difficile, et j’ai rarement vu mon corps sans bleus, tant je me cognais aux vitres. Mais la récompense et l’autosatisfaction n‘en sont que plus grisantes ».

Ce qu’elle préfère dans le freestyle, c’est le côté spectacle de cette discipline, qui est très visuelle. C’est un moyen de faire parler sa créativité dans la construction de ses « routines ». Mais c’est également un niveau de challenge supplémentaire, car le grand public peut facilement se faire juge de la beauté d’exécution des mouvements.

« Dans dix ans, je me vois performer en freestyle avion, car cela fait longtemps que des femmes n’ont pas gagné dans le ciel, dans cette discipline, et je pense qu’il est temps d’inverser la tendance ! ».



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