7 sept. 2020 - Communiqués de Presse - Coupe de France

Dossier de presse – Coupe de France Wingsuit 2020

Coupe de France Wingsuit 2020

Le vendredi 11 septembre 2020, à 11 heures, sur l’aérodrome de Chalon-sur-Saône (71), David Roth, Président de la Fédération Française de Parachutisme, et Luca Maccaferri, directeur du club Parachutisme 71, inaugureront la 1ère Coupe de France Wingsuit organisée avec le concours de l’École de chute libre Parachutisme 71.

Du vendredi 11 au dimanche 13 septembre, la Fédération Française de Parachutisme et l’École de chute libre Parachutisme 71, coorganisent la première compétition fédérale française de Wingsuit. La Coupe de France Wingsuit accueillera 4 équipes en Wingsuit Acrobatique N1, 8 équipes en Wingsuit Acrobatique N2, 15 compétiteurs en Wingsuit Performance N1 et 3 athlètes en Wingsuit Performance N2.

Les vidéos à découvrir sur Youtube, en cliquant ici.

Les photos et les vidéos de la compétition seront disponibles ici.

Les épreuves de la Coupe de France de Wingsuit
Comme lors des compétitions internationales, la Coupe de France comprendra deux épreuves : l’acrobatique (discipline par équipe, deux performeurs et un vidéoman) et la performance (discipline individuelle). Chacune d’entre elles est déclinée en deux catégories : Nationale 1 et Nationale 2. La double participation à ces deux épreuves sera possible. Elles seront jugées par des juges officiels selon un nouveau règlement français, très proche du règlement de la Fédération Aéronautique Internationale (FAI).

Programme de la compétition :

Vendredi  11 septembre :

  • 9 heures : briefing
  • 10 heures : début de la compétition
  • Fin de la journée de compétition à la nuit aéronautique, si la météo ne nous permet pas de stopper plus tôt, qu’un retard sur le nombre de sauts est à déplorer ou que la météo des jours suivants est mauvaise.


Samedi 12 septembre :

  • 8 heures : début de la compétition
  • Fin de la journée de compétition à la nuit aéronautique, si la météo ne nous permet pas de stopper plus tôt, qu’un retard sur le nombre de sauts est à déplorer ou que la météo des jours suivants est mauvaise.

Dimanche 13 septembre :                  

  • 8 heures : reprise de la compétition
  • 14 heures : fin de la compétition
  • 15 heures : résultats et podiums

À propos de la Wingsuit :
La wingsuit regroupe deux disciplines distinctes :

  • L’Acro Wingsuit ou Acrobatique est une discipline artistique composée de 7 sauts : 4 imposés de 3 figures tirées au hasard et 3 libres d’aisance technique et esthétique. L’équipe se compose de deux performeurs et d’un vidéoman. Le jugement se fait par vidéo pour accorder une note technique et artistique, en supplément du GPS. Le règlement de l’acrobatique est similaire à celui du freefly.
    Vidéo de la wingsuit en figures libres.
    Vidéo de la wingsuit en figures imposées.

L’histoire de la Wingsuit 
De débuts incertains à une pratique reconnue
Léo Valentin, l’homme-oiseau de son temps, développe la construction d’ailes rigides en bois. En 1954, il réussit à planer durant cinq kilomètres, descendant en larges spirales à 130 km/h avant l’ouverture de son parachute. Léo Valentin entre ainsi dans la légende de la wingsuit. Parmi ces avant-gardistes, Patrick de Gayardon – dit « Deug » – s’inscrira ensuite comme le maître de la discipline. Il s’inspire très largement de la navette spatiale Columbia pour créer sa propre aile volante, au début des années 1990. La combinaison de Patrick se gonfle avec la pression de l’air, disposant d’un intrados et d’un extrados avec une finesse légèrement inférieure à 2. En 1997, il sera le premier à signer une cascade inédite, sautant d’un Pilatus et réussissant un exploit : remonter dans un avion une minute après avoir pris son envol. Les prouesses de Patrick de Gayardon influent à la wingsuit un nouveau souffle. Au début du 21e siècle, l’apparition de fabricants de wingsuit, comme Stéphane Zunino, permet de gagner en sécurité, et attire de nouveaux pratiquants. Les techniques deviennent plus fiables et se perfectionnent. Toutefois, jusqu’en 2006, la wingsuit reste une discipline fermée et sensiblement réservée à une poignée d’aventuriers. « L’absence d’encadrement de la discipline a été un frein certain à son développement » évoque Carl Chevalérias. « À cette période, il était rare de voir deux wingsuiters dans un avion. Aujourd’hui, il est commun de voir un avion rempli de combinaisons ailéesJ. 2014 a marqué un tournant avec l’arrivée d’une réglementation claire et de brevets wingsuit qui définissent l’encadrement de la pratique. 2020 est l’année d’un nouvel élan pour la wingsuit avec le support de la Fédération Française de Parachutisme à la compétition en wingsuit avec cette 1ère coupe de France ». La wingsuit peut désormais être en plein essor.

2020, un tournant pour la Wingsuit en France
La France est un des premiers pays à avoir participé à l’élaboration puis à l’évolution des ailes de wingsuit, à l’instar de Patrick de Gayardon ou du constructeur S-Fly Equipment. Pourtant, l’essor de la wingsuit est long et ne tend à vraiment se démocratiser que depuis ces dix dernières années.
Avec une réglementation officielle coordonnée par la Fédération Française de Parachutisme, les wingsuiters français peuvent désormais se mesurer aux performeurs étrangers et accéder au haut niveau. Les compétitions émergent et sensibilisent tous les ans de plus en plus de sportifs. 
L’école de parachutisme du Blanc (36) a apporté sa contribution, durant plusieurs années, en organisant des compétitions non officielles comme le Wingsuit Challenge en 2015, en 2016 et en 2017, avec Frétoy lors d’un championnat à deux étapes. Puis, c’est avec le club chalonnais que la wingsuit trouve un terrain de jeu idéal. En 2018 et 2019, l’école de chute libre Parachutisme 71 porte le Chalon Wingsuit Challenge.
Consciente des attentes et du potentiel de la discipline, la Fédération Française de Parachutisme a décidé de donner l’impulsion nécessaire pour contribuer au rayonnement de cette spécialité, au national comme à l’international. C’est ainsi qu’en 2020, la 1ère Coupe de France de Wingsuit aura lieu à Chalon-sur-Saône les 11, 12 et 13 septembre. Outre une quarantaine de compétiteurs français, cette compétition accueillera, entre autres, le champion du monde de wingsuit en titre, le Suisse Jarno Cordia et son équipe. La présence de performers étrangers de très haut niveau sera une autre source de progression pour nos français qui bénéficieront ainsi d’une véritable jauge internationale. 

La Fédération Française de Parachutisme et la wingsuit
Désigné par la Fédération Française de Parachutisme, Max Diébold avait été le premier français à représenter la France, du 21 au 31 août 2019, lors de la troisième Coupe du Monde FAI à Ravenna, en Italie et du premier Championnat d’Europe de la discipline. La performance de Max avait pleinement confirmé le fort potentiel de la wingsuit française au niveau mondial avec des résultats prometteurs : onzième en coupe du monde et cinquième – sur 43 – au niveau européen. Cette Coupe de France 2020 revêt donc un double objectif pour la FFP puisque, outre l’émergence et la montée en compétences de nouveaux pratiquants, elle permettra également à la Fédération Française de Parachutisme et à la Direction Technique Nationale de sélectionner les compétiteurs qui se rendront à Tanay, en Russie, pour les mondiaux en 2021. La wingsuit française va désormais prendre une nouvelle dimension avec l’accès officiel à des compétitions mondiales… et contribuera à maintenir le parachutisme français sur le toit du monde !

L’école parachutisme 71 
Un engagement des premières heures pour la Wingsuit
Le parachutisme à Chalon-sur-Saône, c’est une histoire vieille de 70 ans… et la première école de parachutisme de Bourgogne-Franche-Comté. Reprise en 2005 par Pierre et Béatrice Auvray, et avec l’aide de Luca Maccaferri, l’école s’est toujours inscrite dans une ligne de haute technicité, employant des moniteurs issus du haut niveau, et formant régulièrement de nouveaux cadres du parachutisme français.

2013, un nouvel essor
Racheté en 2013 par Luca Maccaferri, Parachutisme71 est devenu un centre de parachutisme de référence. « Nous avons mis en place un dispositif de suivi des progressions riche, avec une équipe comptant 7 initiateurs VR, 4 initiateurs freefly, 2 initiateurs wingsuit, et un initiateur « canopy piloting » à demeure. Notre école se veut à la pointe de l’enseignement en chute libre, avec une équipe riche de jeunes talents tels que Guillaume Poissonnier, et…des plus anciens J dont je fais partie avec  Cedric Battedou, totalisant chacun plus de 10000 sauts » note Luca. « Le tout, dans une ambiance familiale et décontractée, à échelle humaine. Nous mettons un point d’honneur à connaitre chacun de nos pratiquants, et leur niveau tout autant que leurs attentes ».

Les initiateurs du projet fédéral
En plus d’être parachutiste, Carl Chevalérias se consacre aujourd’hui plus particulièrement à la wingsuit. Pour expliquer l’engouement recherché par les pratiquants, il évoque pêle-mêle « la recherche d’adrénaline et de sensations fortes, un moyen de surfer sur l’air, de frôler les nuages, de déambuler dans l’azur à plus de 150 km/heure, de vivre ce plaisir incommensurable qu’est cette sensation de voler vraiment comme un oiseau ». En wingsuit, la distance parcourue en vol est aujourd’hui jusqu’à 4 fois plus importante que la distance descendue (finesse 4) et peut durer environ 3 minutes. Attentif à poursuivre son apprentissage et à se perfectionner, Carl est aussi toujours en quête d’échanges et d’expériences partagées. D’où son implication, dès l’origine, dans la création et l’organisation  des Wingsuit Challenge depuis 2015, puis dans le projet de développement de la compétition wingsuit au niveau fédéral avec l’aide de son acolyte, Max Diébold.

Mais qui dit compétition, dit jugement. Depuis 1996, Yves Letourneur est juge FFP multi-disciplines. Depuis cinq ans, il est également juge wingsuit FAI avec, à son actif, deux championnats du monde de wingsuit et une coupe du monde. Yves Letourneur est le juge officiel des Wingsuit Challenge en France depuis 2016.

Les disciplines de la wingsuit en compétition
Comme à l’international, la Coupe de France comprendra deux épreuves : l’acrobatique (discipline par équipe, deux performeurs et un vidéoman) et la performance (discipline individuelle). Chacune d’entre elles est déclinée en deux catégories : Nationale 1 et Nationale 2.
Il y aura donc les classements suivants :
• Performance Nationale 1, Wingsuit niveau 3 exclusivement avec utilisation d’un GPS (PLD).
• Performance Nationale 2, Wingsuit niveau 2 maximum avec utilisation d’un GPS (PLD).
• Acrobatique Nationale 1, brevet WS2 minimum avec utilisation d’un GPS (PLD).
• Acrobatique Nationale 2, brevet WS1 minimum sans GPS (PLD).
La double participation à ces deux épreuves sera possible. Elles seront jugées par des juges officiels selon un nouveau règlement français, très proche du règlement FAI.

Quelques points techniques du règlement
Retrouvez l’intégralité du Règlement sur le lien suivant.

En épreuve de performance, l’objectif, pour un seul parachutiste en wingsuit, est de voler dans trois taches distinctes pour démontrer une combinaison de meilleure portance (tâche de temps), meilleure finesse (tâche de distance) et de la moindre traînée (tâche de vitesse). Chaque manche de l’épreuve comprend les trois tâches. Chaque tâche est effectuée sur un vol séparé.
Une compétition consistera en deux manches avec trois tâches dans chaque manche, pour un total de six vols. Au moins une manche doit être réalisée pour déterminer le classement et déclarer les vainqueurs. L’altitude minimale de largage est de 3 658 m / 12 000 FT d’altitude géométrique. L’altitude maximale de largage (au début de l’axe de largage) est de 3810 m / 12 500FT d’altitude géométrique.
En épreuve acrobatique, l’objectif de l’équipe est d’effectuer une série de manœuvres (routine imposée ou libre selon la catégorie). Sauf indication contraire dans cette section, l’altitude de sortie maximale est de 3810 m /12 500 pieds AGL. Le temps de travail en N1 est le temps passé, mesuré en secondes et arrondi au dixième (0,1) de seconde le plus proche, dans la fenêtre d’altitude depuis le premier franchissement de la limite supérieure par le DTM jusqu’au premier franchissement de la limite inférieure par le DTM. Sauf indication contraire dans cette section, la limite inférieure de la fenêtre d’altitude sera de 7500 pieds verticaux au-dessous de la limite supérieure. Le temps de travail en N2 démarre dès qu’un compétiteur (autre que le caméraman) quitte l’avion, comme déterminé par les juges, et se termine 65 secondes plus tard.

Lexique en épreuve de performance :
Fenêtre de compétition
: une fenêtre verticale de 1000 mètres, commençant à 3000 mètres (9843ft) et se terminant à 2000 mètres (6562ft) au-dessus du sol, dans laquelle les performances du pilote de wingsuit sont évaluées. Le processus d’évaluation démarre au premier croisement de la limite supérieure et se termine au premier croisement de la limite inférieure de la fenêtre.
Altitude de la DZ : Le niveau du sol pour le site de la compétition sera déterminé par le directeur de la compétition et sera communiqué aux compétiteurs lors de la réunion précédant l’épreuve.
Trajectoire de vol désignée – DFP : trajectoire rectiligne, par rapport au sol, comprise entre un point sur la ligne de vol, atteint par le compétiteur 10 secondes après la sortie, et un point de référence au sol désigné, indiqué au compétiteur avant le saut par le Directeur de compétition à l’aide d’une carte détaillée ou d’une photographie aérienne de la zone. La carte et / ou la photographie doivent être acceptées par le chef juge.
Ligne désignée – DL : une ligne centrée sur la trajectoire de vol désignée d’une largeur de 600 mètres.

Lexique en épreuve acrobatique :
Fenêtre d’altitude :
la limite supérieure de la fenêtre d’altitude est l’altitude à laquelle la vitesse verticale du membre de l’équipe désigné atteint 8 m/s après la sortie, tel que déterminé par les juges à l’aide du PLD, et la limite inférieure de la fenêtre d’altitude est indiquée au chapitre épreuve acrobatique.
Membre de l’équipe désigné : Le membre de l’équipe désigné (DTM) est le membre de l’équipe (voir la définition équipe ci-dessous) emportant le PLD.
Programme imposé : programme composé de mouvements imposés choisis au hasard par le chef juge.
Séquences imposées : une séquence imposée est composée de 2 ou 4 manœuvres.
Séquences libres : séquence composée de mouvements choisis entièrement par l’équipe.
Actions de rotation de base :
1) Tonneau : est une rotation de 360 degrés autour de l’axe du corps tête-orteil, quand cet axe est aligné avec la direction de vol. La rotation d’un tonneau peut être effectuée dans les deux sens (dans le sens des aiguilles d’une montre ou dans le sens inverse des aiguilles d’une montre).
2) Loop arrière : est une boucle dans laquelle la rotation est initiée autour de l’axe gauche-droite du corps, le torse tournant vers l’arrière.
3) Loop avant : est une boucle dans laquelle la rotation est initiée autour de l’axe gauche-droite du corps, le torse tournant vers l’avant.
Prises :
1) Prise de main : consiste en un contact stationnaire contrôlé de l’intérieur ou l’extérieur de la main. Le contact doit être sur ou en dessous du poignet.
2) Prise de pied : consiste en un contact stationnaire contrôlé de l’intérieur ou l’extérieur de la main sur le pied, sous la malléole.
3) Une prise sur la surface d’une combinaison de wingsuit sans réaliser également un contact stationnaire contrôlé de l’intérieur ou l’extérieur de la main sur une partie spécifiée du corps telle que défini en 1) et 2) ci-dessus est spécifiquement exclue de la définition d’une prise.
Mouvement : changement de la position du corps ou une rotation autour d’un ou plusieurs des trois axes du corps ou une position statique.
Vol normal : le performeur est dans une position stable face au sol.
NV :
Pas de vidéo – Aucune image vidéo disponible pour le jugement.
Omission :
1) Un mouvement ou une prise oubliée dans la séquence tirée au sort ou,
2) Il n’y a pas d’intention claire de réaliser le mouvement choisi ou,
3) Une tentative de prise est observée et un autre mouvement ou prise est présenté et qu’il y a un avantage pour l’équipe résultant de cette substitution.
Routine : séquence de mouvements imposés réalisée pendant le temps de travail.
Temps de travail : la période au cours de laquelle les équipes peuvent être évaluées et cotées conformément au jugement.

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