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Zoom sur : Le jugement de la manche 4 en Voile Contact à 2

04 août 2018 - Championnat de France    | Informations   

[CHAMPIONNATS DE FRANCE DE PARACHUTISME : ZOOM SUR] Le jugement de la manche 4 en Voile Contact à 2

Ervin Greiner, juge d’épreuve en Voile Contact, gère la vie du collège de juges Voile Contact durant toute la compétition. C’est lui qui définit les moments de pause, ouvre et ferme la cellule de jugement, supervise le jugement et gère la logistique de tout ce qui concerne les juges de cette discipline. Ce deuxième jour de compétition, il est presque 11h40, quand les juges regagnent leur algeco climatisé, après une courte pause. Ils sont 4 juges,Yves Letourneur, Patrice Moyeuvre, Nathalie Pettikoffer, et Patrick Bellivier, et Ervin Greiner, en tant que juge d’épreuve. «Normalement, nous devrions être 5 juges et 1 juge d’épreuve. Comme nous manquons de juges, je dois juger en plus de gérer la cellule » confie Ervin. « Quand chacun a rejoint sa table et son ordinateur, on éteint les lumières. L’ambiance est studieuse et silencieuse ». Avant d’arriver en jugement, les vidéos sont déposées par les vidéomen de chaque équipe à la cellule acquisition. Les vidéos sont d’abord renommées et différents marquages sont apposés, permettant aux juges de voir uniquement les passages dont ils ont besoin : la plaquette avec le nom de l’équipe, la sortie de l’avion, à partir de laquelle les compétiteurs ont 30 secondes pour commencer le premier point, lui aussi marqué (en Voile Contact à 2, l’équipe a ensuite 60 secondes pour réaliser un maximum de figures). Enfin, l’image se fige à la fin du temps de travail. Avant de commencer, chacun jette un dernier coup œil sur les figures de la manche 4, définies lors du tirage, et différentes de la manche précédente. Le juge d’épreuve décrypte les figures, « la voile noire reste en bas sur 3 points d’affilée… », puis il lance : « êtes-vous prêts ? ». Pas de mouvement du côté de ses collègues juges. « Alors je démarre la première vidéo ». Concentration totale, plus aucun bruit. Ervin lance la vidéo jusqu’à ce que l’on puisse voir, sur le grand écran, la plaque où est inscrite le nom de l’équipe, la discipline et la manche. Les images passent directement à la sortie de l’avion, que les juges doivent absolument pouvoir visionner, puisqu’ils doivent tous appuyer sur une touche de leur clavier à ce moment précis. Les yeux, rivés sur l’écran, sont affutés et prêts à repérer la moindre faute ; le doigt frôle à peine le clavier, et la distribution de points peut commencer. Si un des juges décide de ne pas mettre de point sur une figure, il doit l’argumenter à la fin, avant la validation finale. A la fin du visionnage, Ervin Greiner demande si un des juges désire revoir la vidéo au ralenti, « Non, c’est clair pour tout le monde ? Ok, alors vous pouvez envoyer vos résultats, je valide et on continue». Et, ainsi de suite. Le jugement est vite réalisé, l’expérience et l’organisation très fine permettent de ne pas perdre de temps, même si, quelquefois, une demande de ralenti sur certaines vidéos de sauts, peut freiner le processus. A la fin du jugement, le juge d’épreuve édite les résultats. Il remet une copie à Gillian Rayner, chef juge de la compétition, qui signe et affiche le résultat, une à l’acquisition où Damien Bellissens les intègre sur le site FFP, et une troisième copie à l’équipe de communication pour partager sur les réseaux sociaux et envoyer aux journalistes en fin de journée. Tant qu’il y a des sauts, le jugement se poursuit, jusqu’à plus de 21 heures s’il le faut, chaque jour de la compétition. De l’avis d’Ervin Greiner, le niveau est de plus en plus haut en Voile Contact. « Nous avons cette année des sauts qui montent à 16 points. Il y a quelques années, nous atteignions à peine les 10 ».