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Who’s who : Marie-Hélène Morel

11 avril 2017 - WhoIsWho   

Les « Who’s Who » sont des articles qui vous permettent de découvrir, plus en détail, certains grands noms du parachutisme. Dans le paysage fédéral, nombreuses sont les femmes qui s’investissent pour le développement de la pratique. Parmi elles, nous retrouvons Marie-Hélène Morel, Présidente de la Ligue Hauts de France. Au-delà de l’organisation et de la promotion de la pratique sur son territoire, la « ch’ti » est une figure de proue du handiparachutisme.

Le parcours de Marie-Hélène Morel, dans le milieu du parachutisme, est encore récent, mais il est déjà riche d’expériences et de partage. Fascinée depuis toujours par le ciel, avec un père pilote d’avion et un frère parachutiste, elle effectua son premier saut en tandem en février 2006 : pour un rêve d’enfant vécu comme une véritable révélation. Bien décidée à foncer dans la voie du parachutisme, un malheureux accident de moto l’obligea, quelques mois plus tard, à remettre en cause ses ambitions sportives. Le diagnostic des médecins fut sans appel : « tu ne pourras plus jamais faire de para de ta vie ». Tenace, Marie-Hélène ne s’est pas laissée abattre et a continué à sauter en tandem. Soutenue par son entourage, elle s’est accrochée en travaillant dur avec son kinésithérapeute. Une volonté payante puisque, quasiment un an plus tard et ses moyens en partie retrouvés, elle a fini, par réussir à passer sa PAC, et ainsi profiter seule des fabuleuses sensations de liberté que procure le parachutisme.

Avec une centaine de sauts à son actif, elle s’est très vite familiarisée avec le milieu et ses acteurs. Comme avec Daniel Czykala, ancien Président de la Ligue du Nord, qui l’a très vite prise sous son aile au sein de l’institution, en l’intégrant dans son bureau directeur, pour développer la partie handisport. Ce thème, elle le connait par cœur, ayant elle-même été touchée. C’est donc, avec motivation, qu’elle a commencé à s’investir sur l’organisation des compétitions handisport au sein de la ligue, en prenant en charge les dossiers de subventions et le suivi du matériel. Le Président déjà malade avait commencé à se projeter sur sa succession en sollicitant Marie-Hélène pour prendre la présidence. Un challenge qu’elle releva pour rendre hommage à Daniel Czykala, qu’elle a accompagné sur sa fin de vie à l’hôpital. Pérenniser la ligue n’est pas un travail de tout repos ; ce fût un changement radical vécu non sans appréhension.  Mais l’équipe déjà en place et l’entente collégiale qui y règne ont été des appuis majeurs dans la prise de cette responsabilité. Désormais, Marie-Hélène Morel se concentre majoritairement sur les activités administratives du parachutisme.

Avec plus de 3 900 licenciés, la région Hauts-de-France fait partie des plus importantes régions de parachutisme. La ligue y est donc très active sous la Présidence de Marie-Hélène. En 2016, le territoire a accueilli plusieurs événements d’envergure nationale comme le Rassemblement National Féminin Parachutiste et le HandiFly Euro Challenge sur l’aérodrome de Lille-Bondues. Cet événement précurseur a été, pour elle une expérience « plus que géniale » lui permettant d’aller à la rencontre de nombreux parachutistes et d’effectuer des opérations de sensibilisation autour du handicap. Les discussions ont été riches entre les nations. Des techniques et matériels ont pu être échangés pour offrir plus de facilité et d’autonomie aux handi parachutistes. Le Challenge HFEC a clairement permis une avancée dans la discipline. Partie prenante, à part entière, des réunions de travail organisées sur la manifestation, elle se félicite de pouvoir donner de plus en plus d’intérêt à la pratique handisport. Par ailleurs, elle a également intégré la commission handisport de la FFP, pour apporter son regard et son aide, faire avancer l’accompagnement et la progression des personnes en situation de handicap dans la pratique de ce sport.

Aujourd’hui, le handi parachutisme tend à se développer de plus en plus au sein des souffleries. Facilement accessibles, proches des centres villes, sécuritaires et moins onéreuses, ces structures offrent des opportunités de liberté exceptionnelles pour ce type de public, puisque certains pratiquants handi parviennent à voler seuls, sous le contrôle d’un moniteur. La ligue Hauts de France, finance, avec les aides du département du Nord la possibilité aux parachutistes handisport de voler 15 à 30 minutes par mois dans la veine lilloise de Weembi qui met-elle à disposition les moniteurs adéquats. Ces apports constituent une vraie base de travail. Sportivement, les athlètes handisport progressent. L’un des plus beaux exemples est celui de Jean-Michel Picarda. L’ex-militaire devenu paraplégique suite à une lourde chute, arrive désormais à se maintenir seul jusqu’à 2 minutes en soufflerie : liberté et performance qui font la fierté de Marie-Hélène, plus que jamais proche de ses compétiteurs. Le ciel se dégage de plus en plus pour le handi parachutisme, grâce au travail de la FFP et à l’investissement de bénévoles référents comme peut l’être la Présidente de la Ligue Hauts de France.